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Et @vous, c'est quand que vous êtes de bonne #humeur ?

On se réveille de mauvais poil ? On pète la forme à midi ? un coup de blues à l'heure du goûter, et le moral dans les chaussettes avant de se coucher ?
Je ne sais pas exactement pourquoi, mais ça passionne certains sociologues, de savoir quand, dans la journée, on est de meilleure ou de plus mauvaise humeur. Faut dire que cela pourrait intéresser les publicitaires : on ne va pas faire de la pub pour des antidépresseurs au moment où l'on voit la vie en rose ! Ni pour une voiture hors de prix symbolisant la joie de vivre au moment où l'on déprime...
La suite, c'est sur mon nouveau blog !

Mieux vaut être blanc (et riche) que noir (et pauvre)... Aussi dans la recherche !

Aux USA, la question de l'accessibilité aux grandes universités, et aux programmes de recherche pour les "minorités raciales" a été soulevée depuis de nombreuses années, et plusieurs outils sont en place depuis les années 60-70. Quotas à l'entrée dans le supérieur, "Minority programs" (en place au National Institute of Health (NIH), à la NASA, à l'Université de Californie (UCI),...). Bref, tout est beau dans le meilleur des mondes grâce à la discrimination positive !
Et voilà que des chercheurs mettent le nez là-dedans, et que cette belle image se trouve quelque peu ternie... La suite sur mon nouveau blog ! 



Pourquoi les perroquets parlent...

Les perroquets sont fantastiques... Pour peu qu'on ne les laisse pas mourir de faim ou de froid (clin d'oeil à ma p'tite soeur qui avait oubliée la cage des perruches dehors pendant une semaine en février du début du millénaire...), ils sont capables d'apprendre plein de chose, et surtout plein de son. Ça fait des années qu'on le sait ("on" = Grand-mères avec leurs oiseaux dans leurs cuisines / Chercheurs dans la jungle amazonienne (rayez la mention inutile)).
Le soucis, c'est que jusqu'à présent, on n'avait que peu d'indications sur l'apprentissage des sons et son intérêt dans les populations sauvages. La suite ici !


Le stress du dominant... chez les babouins

Le stress n'est pas uniquement une notion humaine : les animaux ont souvent leur dose. Prédations, maladies, luttes pour la dominance du groupe, manque de nourriture, surpopulation, ces facteurs influencent l'état des animaux. Chez les animaux destinés à l'alimentation, le stress doit être bien géré, puisqu'il influe directement sur la qualité de la viande [1]!

Photosynthèse vs photovoltaïque : le match du renouvelable !

Qu'est-ce qui est le plus efficace ? la technologie humaine, le photovoltaïque, ou une des grand-oeuvres de dame nature, la photosynthèse ?
Il faut bien comprendre l'enjeu de ce type de question : le soleil envoie sur terre environ 120000 Tera-Watts ( soit  Watts !!), là où les besoins de l'humanité entière sont estimés à 15 Tera-Watts... Bref, l'énergie renouvelable viendra du soleil ou ne viendra pas.

Le patrimoine génétique des cancers

Les cancers sont liés, de manière (quasi) certaine, à des mutations dans le code génétique. A force de se diviser encore et encore, à force de vieillir, l'ADN des cellules s'altère, et des erreurs, par ci et par là, apparaissent. A vrai dire, à chaque division cellulaire, plusieurs mutations apparaissent. Heureusement, plusieurs raisons font que ces mutations n'entraînent pas de formation de tumeur :

  • La plus grande partie de l'ADN est "non-codante" : elle ne contient pas d'information génétique : une modification de l'ADN non codant n'a donc aucune conséquence
  • Certains modifications de l'ADN codant sont insignifiantes, et n'occasionne aucun changement dans le fonctionnement des cellules
  • Certaines modifications de l'ADN sont tellement significative, que la cellule meurt
  • Certaines modifications sont significatives, mais tout un tas de protéines régulatrices "réparent" les erreurs, et tout continue correctement.
On pourrait bien sûr détailler durant des heures, des vies entières chacun de ces points, parler du rôle du système immunitaire, parler de sénescence de certaines cellules, d'apoptose... Mais je voulais en venir ailleurs.

Les chercheurs s'interrogent souvent sur le nombre minimal de mutation nécessaire pour qu'une cellule évolue en cancer. Il semblerait que le nombre soit assez restreint. Un article récent paru dans Science parle d'un nombre moyen de 11 mutations pour les medulloblastomes (cancer du cerveau chez les enfants), soit 5 à 10 fois moins que dans la plupart des cancers d'adultes. Même si c'est relativement peu, il faut bien imaginer que cela correspond à des mutations bien précises dans des gènes bien précis, et donc que la plupart d'entre nous serons concernés par des cancers qu'en toute fin de vie.
Cette quête aux mutations nécessaires et suffisantes pour obtenir un bon cancer est un travail formidable, qui aura forcément comme conséquence la mise au point de chimiothérapies efficaces, et ciblées contre ces quelques gènes défaillant.
Mais je me suis souvenu d'une image que l'on m'avait présenté à la fac. Un caryotype d'une cellule cancéreuse.
Alors voilà, côte à côte, un caryotype de cellule saine, et celui d'une cellule cancéreuse :
             

Vous reconnaissez sans doute le caryoptype normal à gauche, avec ces 22 paires de chromosomes (plus les X et Y). Et celui de droite, d'une cellule de tumeur du sein : jusqu'à 7 chromosomes identiques au lieu d'une paire, certains tronqués, d'autres au contraire très longs... Ce qu'il s'est passé ? une absence totale de régulation lors de la réplication de l'ADN dans la cellule cancéreuse. A partir de quelques mutations, bien mal tombées, on finit par obtenir un patrimoine génétique délirant. Et à chaque division cellulaire, cet "anarchisme" génétique évolue encore, avec de nouvelles mutations... 
D'où la difficulté de les combattre... Imaginer que les cellules cancéreuses sont comme des cellules saines, mais ayant acquises juste quelques caractéristiques supplémentaires les ayant rendues agressives semble négliger cette pagaille génétique, et ces mutations permanentes... Mais quelle autre approche pour la recherche médicale ?

Sources :


Pourquoi pleure-t-on lorsqu'on est triste ?

Les larmes ont un intérêt qui se comprend bien lorsqu'une vilaine poussière va dans notre oeil : elles lavent, lubrifient,... Par contre, un épais mystère entourait l'interêt de ces sécrétions lacrymales lorsqu'on est triste. D'autant plus que l'homme est le seul animal connu qui pleure de tristesse. Quelques idées, comme une augmentation de notre capacité à compatir en voyant un visage mouillé de larme.
En 2005, on a commencé à s'intéresser aux sécrétions lacrymales des souris : on y a trouvé des phéromones (messagers chimiques inter-individus). Et pourquoi pas chez l'homme ??

C'est le travail qu'a entrepris une équipe de recherche israélienne. 
Dans des conditions SCANDALEUSES (faire regarder des films tristes), ils ont recueuilli des larmes de femmes, qu'ils ont fait sentir à des hommes dans des conditions toutes aussi scandaleuses (face à des photos de femme dont l'expression est ambigüe, pendant des films tristes, pendant des films érotiques).

Résultats : pas vraiment de compassion de la part des hommes. Par contre, une réduction significative de l'excitation sexuelle. Cela a été mesuré, lors d'expériences en double-aveugle, par plein de paramètre psychophysiologique, par le taux de testostérone (qui diminue nettement), par IRM (les zones correspondantes à l'excitation sexuelle se trouvent nettement moins stimulées).

La conclusion des auteurs : comme chez la souris, les sécrétions des glandes lacrymales (les larmes) contiennent un signal chimique. Du moins celles qui sont émises lors de "sentiments négatifs" induits par la tristesse, chez les femmes. C'est là une limitation de l'étude (même si elle est très pertinente) : les larmes ont toutes été récueillies chez des femmes (les hommes pleurent aussi !), dans les mêmes conditions. 
Une femme qui pleure de rire induit-elle des sentiments... opposés ?

Il pourrait y avoir d'autres limitations : Il n'a pas été tenu compte d'un certain nombre de paramètre, comme en particulier l'état "hormonal" des femmes dont on a recueilli les larmes : sous contraception ? stade du cycle menstruel ? Lorsqu'on sait tout ce qui est excrété par les différents fluides corporels, on peut imaginer que ce sont des choses à prendre en compte. (Et les auteurs le signalent très justement).


Source : 

Human Tears Contain a Chemosignal, Gelstein et al., Science, 2011, 331, 226-230.

Comment les chats boivent ?

Les chats ont une jolie langue toute râpeuse, qui paraît tout à fait adaptée à retenir l'eau prisonnière. On imagine une langue bien recourbée, en forme de cuillère, récupérant le fluide vital dans un mouvement fluide et savant. On imagine tout ça, et puis on filme la scène à plusieurs centaines d'images par seconde, et on voit cela (attention, ça va tout de même très vite...):

pour mieux voir, des captures d'images :
Fig. 1

Alors là, c'est le drame. La langue est courbée, mais à l'envers, et en y regardant de plus près, seul le bout de la langue est utilisé, ce bout de langue exempt de ce relief si rugueux... (les auteurs précisent, pour la photo G : "No cats were harmed to acquire this image")

(On voyait déjà cette drôle façon de boire dans la vidéo "Quicker 'n' a wink", posté . mais cette fois çi, c'est un article dans Science dont il s'agit.)

En fait, c'est simplement par capillarité que le chat lape, et après une série d'une vingtaine de mouvement, il peut enfin avaler quelques millilitres... Les chercheurs ont même mis au point un modèle mécanique...




C'est pas beau, tout ça ? 
Bon, ben à imaginer les efforts du chat pour quelques gouttes, ça me donne soif... Je m'en vais prendre une grande gorgée de coca/ bière (rayez la mention inutile...)

Source : 
P.M. Reis et al. Science 2010, 1231-1234.

Question 9 : Pourquoi Craig Venter N'A PAS inventé d'être vivant synthétique ?

Le 20 mai 2010, est sorti un article dans le magazine "Science", publié par l'équipe de Craig Venter, intitulé : "Creation of a Bacterial Cell Controlled by a Chemically Synthesized Genome" . Ce titre a de quoi faire bondir de stupeur : on parle bien de "Création" ! Que s'est-il donc passé dans les laboratoires du célèbre entrepreneur Venter ?? La vie a été crée ex nihilo ?
Retour en arrière  : Craig Venter est un généticien mondialement reconnu, qui a décrypté le génome d'un grand nombre d'organisme, du virus de la variole à la drosophile. Il a aussi mené une campagne pour le décryptage du génome humain (en utilisant son propre ADN !!), et a fini en même temps que le consortium international qui le concurrençait.
Ce n'est pas vraiment un enfant de coeur, et il ne fait pas tout ça juste pour la gloire : il est aussi (et surtout !!) connu pour breveter tout ce qui est brevetable en biologie, et la crainte de voir devenir payant des savoirs essentiels sur le génome humain a été grande.
Et on en arrive à ses travaux récents, sur les "organismes synthétiques". Le but avoué est de créer de la vie "artificielle", c'est-à-dire recréer un organisme à part entière à partir de molécules synthétisées en laboratoire. Et de breveter chacune des étapes clés du processus.
Cette fois, il a en fait réussi (ce qui est une prouesse des biotechnologies) à reconstituer, re-synthétiser l'ADN complet d'un organisme vivant (mycoplasma mycoides), soit 1,08 millions de paire de base (si l'ADN est une échelle, cela représente 1,08 millions de barreau d'échelle !!). Une fois ce travail colossal réalisé, ils ont réussi à l'implanter dans une cellule de la même famille de "mycoplasme" (mycoplasma capricolum) dont le patrimoine génétique avait été retiré. Une autre prouesse est d'avoir modifié en partie la structure de cet ADN pour qu'il soit bien "accepté" par l'organisme hôte.
Le résultat : un organisme vivant, capable de se reproduire, aux mêmes caractéristiques que mycoplasma mycoides, mais commandé par l'ADN synthétique.
Le travail que cela a dû demander est colossal, la dextérité des chercheurs est impressionnante, les idées plus qu'astucieuses.
Cependant, on est très loin de la vie artificielle, et ce, pour deux raisons :
  • Seul l'ADN est synthétique, aucun autre composant n'est artificiel : ni les membranes cellulaires, ni tous les organites qui permettent en particulier de lire et traduire le code-barre qu'est l'ADN
  • L'ADN synthétique n'est pas une création : c'est une copie quasi identique de celui d'un organisme déjà existant.
 Se pose enfin la question de l'intérêt de son travail. C. Venter, qui développe dans son institut des OGM pour synthétiser des biocarburants (avec ExxonMobil), affirme que l'on pourra ainsi créer des organismes artificiels adaptés pour une application précise (dépollution, bio-carburants, ...). De mon point de vue, je ne comprends pas ce que l'on pourrait faire de plus qu'avec des OGM, qui offrent déjà des possibilités infinies, et que l'on commence à maîtriser (en laboratoire tout au moins).
Reste la science pour la science, les brevets attachés à chacune des étapes clés du process, et surtout l'ego surdimmensionné de Craig Venter, un des plus grands (hélàs ?) généticiens de tous les temps.

Question 5 : des carottes dans les pucerons ??

Les pucerons sont fascinants... enfin presque. Ils envahissent rosiers et autres plantes potagères, mais aussi les laboratoires de biologie moléculaire, maintenant que leur génome a été séquencé... Et voilà qu'une découverte sensationnelle a été faite, et publiée dans le numéro du 30 avril de Science :
En étudiant une espèce de puceron, en anglais les "pea aphids", les chercheurs se sont intéressés à leur polymorphisme, et plus particulièrement à la présence d'individus rouges et d'autres verts .
La raison de la présence de ces deux couleurs est simple, et est liée aux préférences de leur deux prédateurs : les coccinelles et les guêpes
Les coccinelles attaquent préférentiellement les rouges, plus visibles sur les plantes vertes.
Les guêpes "parasitoïdes" déposent leurs oeufs dans les pucerons vert.

Les chercheurs ont donc étudiés les paramêtres génétiques qui permettent ce polymorphisme.

Et là, c'est la grande surprise : les pucerons sont l'unique famille animale à savoir synthétiser des pigments de la famille des caraténoïdes (les mêmes qui donnent la couleur orange des carottes !!). D'où la couleur rouge de certains individus !
 L'avantage est certain : ces pigments sont absolument nécessaires pour la vision, pour la synthèse de la vitamine A. Alors que le régime alimentaire des autres animaux doivent en comporter obligatoirement, eux, ces parasites peuvent s'en passer.

Pour expliquer ce fait unique, les chercheurs sont allés cherchés des champignons, qui possèdent des gènes similaires.Il y aurait donc eu, il y a 30 à 80 millions d'années, un transfert de gène entre plusieurs espèces de champignons, et ces pucerons.

Voilà. Cet article était très intéressant à lire. Maintenant, si ça vous plaît pas ... !!

Lateral Transfer of Genes from Fungi Underlies Carotenoid Production in Aphids, Moran N.A., Jarvik T., Science, 2010, 328, 624-627.

Question 4 : Ils ressemblaient à quoi, EN VRAI, les dinosaures ?

On a tous en tête les monstres du film « Jurassic Park ». Avec les dinosaures, on ne craint pas d'être surpris : ils sont tous gros, gentils ou méchants, et surtout ils ont une grosse peau rugueuse, vaguement verte, vaguement marron. Alors que depuis la nuit des temps, les animaux se sont parés d'une multitude de couleurs, eux, ces monstres préhistoriques, se contentent de tenues de camouflages...

En réalité, cette vision ne tient compte que des études morphologiques réalisées par les paléontologues à partir des squelettes fossilisés retrouvés. Grâce à l'examen des os, on a pu déterminer en effet quelle était la forme du dinosaure, s'il courrait vite, s'il était herbivore ou carnivore, s'il pondait des œufs... mais rien sur son aspect extérieur.
Dans les années 1990, une hypothèse émergea chez certains spécialistes. Se pourrait-il que les dinosaures, qui ont beaucoup de caractéristiques communes avec les oiseaux, aient des plumes ? Cette idée apparemment saugrenue fit son chemin... et en 1997 et 1998, deux squelettes fossilisés furent retrouvés... couverts de plumes !

Des spécimens retrouvés en 1997 et 1998 en Chine présentaient de nombreuses plumes fossilisées. On avait précédemment retrouvé des « proto-plumes » sur quelques spécimens, mais l'existence de dinosaures Et en 2007, un article paru dans la revue Science a démontré que le fameux velociraptor, le méchant carnivore, possédait lui aussi de nombreuses plumes !

Ces plumes ne servaient pas à faire voler ces monstres, et leur rôle exact est encore discuté par les scientifiques. Servaient-elles à la régulation thermique de l'animal ? ou de parure lors du choix du partenaire pour l’accouplement ?

                                   Une vision d'artisete d'une attaque velociraptor sur triceratops...

Mais les paléontologues sont allés encore plus loin. Depuis le début de l’année 2010, plusieurs articles ont été publiés dans les revues Nature et Science, sur les couleurs des dinosaures : Sur certaines plumes de dinosaures fossilisés, on a retrouvé des petites vésicules contenant les pigments des plumes ou de la peau. Après analyses, le verdict est tombé : deux types de pigments étaient présent sur les plumes : des pigments roux et des gris.

Et voilà, les reconstitutions des dinosaures et question :



La seule question qui reste encore concerne le film Jurassic Park 4 qui doit être prochainement tourné : de quelles couleurs seront les plumes du grand méchant velociraptor ?


Bibliographie :
les articles de Science, et Nature :
Fossilized melanosomes and the colour of Cretaceous dinosaurs and birds, Zhang et al., Nature, 2010, 463, 1075-78.
wikipedia bien sûr !