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Quand les grands du nucléaire se mettent à soigner les cancers...

A traîner sur Twitter, j'en apprends de bonnes. Voilà Elifsu qui se met à parler d'"Areva Med"... La chose semblait entendue : Areva inventait des villages de vacances au pied des centrales nucléaires, pour profiter de la chaleur résiduelle des réacteurs... La classe ! Bon, en fait, pas du tout. Mais vraiment RIEN A VOIR...

Non, en fait, à l'origine, il y a une opération de com' vers les blogueurs "influents" (dont je ne fais pas partie) de la part d'une filiale d'AREVA, AREVA MED, spécialisée dans le développement de traitements contre les cancers. MED = médical et non méditérranée... Dommage...
Mais l'occasion de me renseigner, et de vous faire part de cette chimiothérapie qui commence à faire ces preuves, la radio-immunothérapie. Je laisse le soin à Elifsu d'écrire sur son blog ce qu'elle pense de cette filiale d'Areva, qui pour moi fait tous les efforts du monde pour s'acheter une jolie image auprès du grand public...

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Les régimes alimentaires peuvent-ils influencer le sexe d'un bébé à venir ?



Choisir le sexe de son futur enfant ? Un doux rêve partagé par beaucoup de parents sur terre, depuis la famille indienne ne souhaitant pas une fille de peur de payer une dot exorbitante, à la famille plus aisée, qui a déjà 5 garçons, et qui aimerait ENFIN une fille.
Les remèdes de grands parents existent depuis la nuit des temps (souvent d'ailleurs emprunts de considérations sexistes) : pour faire un garçon, il faut bien manger, et salé ! Pour une fille, plutôt privilégier les goûts plus doux, et le sucré...
Ces essais pour influencer le sexe de son enfant pourrait prêter à sourire, si les médecins et les chercheurs en médecine n'avait pas mis leurs nez dedans. Et depuis les années 1970, des articles scientifiques ont aussi commencer à préconiser tel ou tel régime pour avoir un garçon plutôt qu'une fille, ou l'inverse.
Mamanpoussinou relate ainsi  pour sa participation aux Vendredis Intellos de Mme Déjantée le livre co-écrit par le Dr Papa, qui en 1983 avait publié un article scientifique intitulé : "Selection préconceptionnelle du sexe par la méthode ionique". Dans cet article, et dans le livre, le Dr Papa annonce qu'en suivant un régime draconien, on peut influencer le sexe du bébé à venir, et avoir jusqu'à 80 % de chance d'obtenir celui qu'on veut ! Au delà des considérations éthiques de ces efforts pour obtenir un bébé "mâle" ou "femelle", la question de la réalité scientifique de ce type d'écart par rapport à la "normalité" (pour ceux qui l'ont oublié : environ 50 % de garçon et 50 % de fille) est clairement posée. Et c'est ce dont on va parler ici.

Avant d'entrer réellement dans le vif du sujet, voici un tout petit rappel :
Ce qui décide du sexe d'un enfant, c'est ses chromosomes sexuels : un chromosome X et un Y pour les garçons, et deux chromosomes X pour les filles. La mère transmet un chromosome X, et le père, un X ou un Y. Plus précisément, 50 % des spermatozoïdes sont porteurs du X, et 50 % du Y. Les différents travaux ont tendance à montrer que s'il y a un déséquilibre entre le nombre de "mâles" et de "femelles", il ne vient pas d'une proportion anormale chez le père.


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Vous êtes fatigués ? Prenez de la vitamine C... ou pas.

La vitamine C, il y en a partout, et tout le monde en prend. 10 % des Etats-uniens en consomment régulièrement. Il y en a dans le Guronsan, pour "renforcer" l'effet de la caféine, dans le Fervex contre le rhume, ...il y en a partout, pour nous maintenir en forme, pour éviter les symptômes grippaux, et pour nous tenir éveillés toute la journée, en toute circonstance.
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Pourquoi ça mousse lorsqu'on met de l'eau oxygénée sur une plaie ?

Un des reflexes de nos (grand)-parents, c'était de nous désinfecter les petit bobos avec de l'eau oxygénée. Ça pique un peu, et surtout ça mousse. Quand on est petit, ça suffit largement pour se sentir mieux... (Quand on est adulte, il en faut un peu plus, c'est bien connu, les adultes sont des grands sensibles...). Mais au fait, pourquoi ça mousse ??

Le diabète gestationnel : où en est-on de la prévention ?

Ce diabète gestationnel , c'est quoi ? une "intolérance au glucose" comme un diabète classique, dépisté pendant une grossesse, sans diabète sucré connu antérieurement.

Les tests pour le dépistage sont de 2 types : la détection de glucose dans les urines, tous les mois. Ce test détecte les diabètes prononcés ;
les tests de glycémie forcé (nommé HGPO), où la femme enceinte doit prendre 75 g de glucose en une prise, puis 3 prises de sang 0, 1 et 2 heures après.

Il y a 25 ans (témoignage à l'appui), lorsque du sucre était découvert dans les urines analysées chaque mois, le gynéco disait : c'est du diabète gestationnel, ne vous en faites pas, ça passera après la grossesse !
Il y a 10 ans, lorsque les urines étaient normales, on ne proposait pas de test supplémentaire.
Il y a 5 ans, ce test (l'HGPO) était facultatif.
Il y a 2 ans, il fallait signer un papier indiquant qu'on dédouanait totalement le gynéco de toutes responsabilités au cas où ce test (non obligatoire) n'était pas effectué.
En janvier 2010, lorsqu'on a dit non à ce test (toujours non obligatoire), on nous a répondu, qu'on avait qu'à accoucher dans la jungle...


D'après le CNGOF (collège National des Gynécologues et Obstréticiens Français), en cas de diabète gestationnel diagnostiqué, sur la base du résultat de l'HGPO, la prise en charge est la suivante :

  • Autosurveillance : à proprement parler, il s'agit de faire comme les diabétique : se piquer le doigt pour mesurer son taux de sucre dans le sang, 4 à 6 fois par jour.
  • Régime sans sucre rapide (plus de fruits ?!)
  • Insulino-thérapie si le régime ne suffit pas à rétablir une glycémie a jeun correcte dans les 7 à 10 jours (quelle urgence !)
  • Activité physique
  • Même en cas de diabète équilibré; échographie supplémentaire à la fin de la grossesse.
Bon, venons-en au fait : c'est quoi les dangers du diabète gestationnel ?

Pour la mère : euh... aucun. Si des données de la littérature indiquent une corrélation entre diabète et hypertension gravidique, aucune relation de cause à effet n'a pu être établie. Comme cette hypertension gravidique est elle aussi dépistée chaque mois de la grossesse (albumine dans les urines, contrôle de la tension lors des rendez-vous mensuels...), il y a peu d'intérêt dans le dépistage, pour les personnes ne présentant aucun facteur de risque. Il est à noter toutefois qu'une étude récente montre un bénéfice du traitement du diabète gestationnel dans la survenue d'hypertension gravidique, ce qui va dans le sens d'un intérêt du dépistage pour les personnes à risque (âge maternel avancé, antécédent d'hypertension gravidique, ...).

Pour l'enfant : Potentiellement de macrosomie (poids de naissance supérieur à 4 kg). Le risque est proportionnel au taux de sucre dans le sang : diabète très prononcé, risque de macrosomie important. A part cela, aucun lien n'a pu être démontré. Et encore. 90 % des macrosomies n'ont rien à voir avec le diabète gestationnel.
On a pu entendre des choses terribles : mort in utero, detresse respiratoire, ... (source : recommendation du CNGOF, 1996), mais aucune corrélation n'a pu être établie.

On oublie souvent les conséquences du dépistage, et un diagnostic positif : anxiété chez les femmes enceintes, un plus grand nombre de passage aux urgences gynécologiques, et par voie de conséquence, plus de césarienne non médicalement justifiée (source  : Recommendations de l'Haute Autorité de Santé, 2005)

Si en 1996, le CNGOF recommendait un dépistage systématique chez toutes les femmes enceintes par l'HGPO, quelques soient les facteurs de risques présents ou non, la Haute autorité de Santé, en 2005, mettait en doute toute utilité de dépistage. Depuis déc. 2010, le CNGOF propose un dépistage ciblé, pour les personnes considérés comme à risque, tout en détaillant le fait que les risques était quasiment nul...

Alors si on laissait les femmes enceintes un peu tranquille ? Parce qu'elles ne peuvent déjà plus manger de fromage au lait cru (prévention contre la listeria), plus de viande pas parfaitement cuite, et de légume et de fruit cru (prévention de la toxoplasmose, plus d'aliments trop gras ou trop sucré (prise de poids maternel trop importante), plus alcool...
Peut-être que ça fait un peu trop ??!!!


Sources :

Une petite contribution au débat sur les nano-objets.... (1)

Je ne comprends pas vraiment le débat sur les "nano-objets". Alors, plutôt que de critiquer à la fois les critiques et ceux qui ne les prennent pas au sérieux, je m'en vais vous présenter certains de ces "objets" (nom absurde, ouvrant la voie à tellement de fantasme !!) que j'ai pu côtoyer de près durant ma (courte) carrière de chimiste.

Pour revenir à la base de la base, l'ordre de grandeur d'une liaison entre 2 atomes au sein d'une molécule, est d'environ 0,15 nanomètre. La définition d'un objet nanométrique nous permet donc d'affirmer que toutes molécules d'une dizaine d'atomes fait partie de cette terrible famille. Prenons le glucose, de formule C6H12O6. Typiquement, c'est un nano-objet !
Trêve de plaisanterie. Les nano-objets tants contreversés ont pour ordre de grandeur en général quelques dizaines, voire quelques centaines de nanomètre. On voit quand même là que la frontière entre les différents "objets" est tenue....
En chimie organique, (c'est-à-dire en chimie des molécules contenant principalement des carbones, hydrogènes, oxygènes, azotes plus deux trois exceptions), certains nano-objets ont la côte. Je vais parler içi de l'un d'entre eux, qu'on appelle "dendrimère".

Tout le monde connaît les polymères. les plastiques. Ceux-ci sont constitués de longues, très longues molécules où un, ou deux motifs servent de briques élémentaires, et se répètent de milliers de fois. Suivant les propriétés souhaités, ces molécules sont bien régulières, ou au contraire s’enchevêtrent, sont liées entre elles... Voilà un petit schéma pour visualiser le tout :

Les briques élémentaires, c'est le nom après le "poly" : polycarbonate, c'est un polymère dont la brique élémentaire (monomère) est un carbonate. A vous de deviner ensuite avec polyester, polyméthacrylate de méthyle, polyamide, polystyrène, etc...
La nature n'est pas en reste... L'amidon, du "polyglucose", L'ADN ? une sorte de polymère à 4 briques de bases (les puristes me diront que c'est très très simplifiés, et ils auront raison), les protéines ? des polymères à 22 briques de base !
Passons maintenant aux dendrimères. Le principe est assez similaire : une grosse molécule, dont un motif est répété. C'est l'organisation qui est radicalement différente. Alors qu'on a une structure linéaire avec les polymères, les dendrimères s'organisent autour d'un noyau central, sur lequel "poussent" des branches, qui se ramifient. En voilà quelques représentations.

normal.img-003.jpg

1 et 3 : dendrimères de 2 ou 3 générations; 2 dendron; 4-5 : exemple de dendrimère; 6-9 : autres structures dendritiques.

De très nombreuses propriétés sont étudiées pour ces structures.
Voici quelques applications concrètes.
En biologie, ou en toxicologie par exemple, on a besoin de détecteurs très sensibles. Ceux-là sont constitués d'une partie qui reconnaît la molécule/l'antigène, liée à une autre partie, fluorescente. La fluorescence étant activé lorsque la reconnaissance a lieu.
Imaginons maintenant un dendrimère dont le coeur correspond à la partie "reconnaissante", et les extrémités à la partie "fluorescente". Pour une molécule/antigène qui se lie, il n'y a pas un mais plusieurs fluorophore activé. D'où une sensibilité décuplée !
normal.img-015.jpg
Voici le schéma de base de ce que je viens de dire : en haut, un capteur classique. En bas, 8 fluorophores sont activés pour 1 seul substrat.

Le monde de la médecine aussi est intéressé par ces structures.
Par exemple, ils peuvent servir en chimiothérapie : les cellules cancéreuses sont très gourmandes en nutriments et en oxygène. Les tumeurs sont donc très vascularisées, et les pores qui permettent les échanges entre les cellules et les vaisseaux sont de tailles beaucoup plus importantes que pour les cellules normales. Les médicaments classiques contre le cancer sont en général de petites molécules capables de pénétrer toutes les cellules. D'où l'idée de "décorer" des dendrimères biologiquelement inertes, avec des molécules antitumorales. Le résultat pour l'une d'entre elle est stupéfiant : la doxorubicine est utilisé un particulier pour le traitement du cancer du sein, mais c'est un composé très toxique, et les doses administrées sont donc plutôt faible. De plus, le médicament est rapidement métabolisé, d'où une faible bio-disponibilité. En décorant des dendrimères de doxorubicine, deux effets bénéfiques sont apparus. L'agent anticancéreux restait plus longtemps dans la circulation sanguine, d'où une efficacité accrue pour la même dose, et de plus, la toxicité a chuté drastiquement, sans que l'efficacité diminue. (En fait, les chercheurs se sont plantés et ont donné une dose largement au delà des limites létales, et les souris étaient en pleine forme !).

On pourrait encore parler des essais menés pour faire des dendrimères de véritables enzymes artificielles, qui auraient la capacité de catalyser des réactions chimiques complexes, tout en selectionnant le substrat, des recherches sur la photosynthèse synthétique à partir de dendrimères photosensibles...Bref, ces "nano-objets" n'ont pas fini de faire parler d'eux !

Sources :
D. Astruc et al. Chem. Rev. 2010, 110, 1857-1959
C.C. Lee et al. Proc. Natl. Acad. Sci. USA 2004, 103, 16649-16654

Question 18 : le mystère de la fécondation, vu par les spermatozoïdes : une sacrée épopée !


"Nous partîmes deux cents millions; mais sous les feux ennemis
Nous nous vîmes quelques centaines en arrivant au port..." 

Quelle dure vie que celles des spermatozoïdes. Voici leur histoire, lorsqu'éjectés des organes sexuels masculins, ils se retrouvent dans la matrice féminine...



    Retrouvez cet article, illustré par Lison B sur la nouvelle adresse du blog :


    http://pourquoilecielestbleu.cafe-sciences.org/articles/le-mystere-de-la-fecondation-vu-par-les-spermatozoides-une-sacree-epopee/




    Question 17 : L'aspartame, un danger mortel ?? une nouvelle imposture scientifique...

    Taper "aspartame danger" sur un moteur de recherche. Et là, vous vous demandez pourquoi vous n'êtes pas encore mort, ou cancéreux, ou épileptique... l'horreur quoi !
    D'abord quelques lignes pour rétablir "UNE" (pas LA) vérité scientifique.
    L'aspartame est un dipeptide (constitué de 2 acides aminés naturels, la phénylalanine et acide aspartique, la phénylalanine sous forme d'ester méthylique). Son pouvoir sucrant est d'environ 200 fois supérieur à celui du sucre. Lors de son ingestion, il est métabolisé immédiatement en phénylalanine, acide aspartique et méthanol.
    La phénylalanine pose de grave problème pour les personnes atteintes de phénylcétonurie, une maladie grave, qui cause une mauvaise métabolisation de cet acide aminé, ce qui a des conséquence sur le système nerveux. Pour toutes les autres personnes, cet acide aminé naturel, présent partout n'a aucune action néfaste.
    L'acide aspartique n'a aucune toxicité pour l'homme (sauf si il est inhalé lorsqu'il est sous forme de poudre blanche, où il est ... irritant).
    Le méthanol est un poison violent. En ingérer quelques grammes peut être mortel. C'est la présence de méthanol en quantité non négligeable dans l'absinthe qui a fait interdire cet alcool en France, et qui causait folie et cécité chez certains de nos plus grands poètes.
    Cependant, il est assez vite métabolisé, et donc s'accumule peu dans les tissus. Il est présent naturellement à hauteur de 34 mg/Litre dans le jus d'orange, 100 à 300 mg/L de vin, ...
    Il représente 10 % de la masse d'aspartame. Selon les normes en vigueur, (au max. 1g d'aspartame/kg dans l'alimentation), on se retrouve avec 100 mg de méthanol par kg de nourriture... bien en-deçà des limites autorisées dans les autres aliments.

    Mon interprétation de tout cela : il n'y a rien, de rien, de rien qui puisse justifier que cet édulcorant, au goût franchement pas terrible soit un tant soit peu toxique.

    Et pourtant. Internet pullule d'article citant conférence et médecin affirmant, justifiant la dangerosité de cette substance.
    On y trouve, en particulier, sur le site danger-sante.org (vraiment un site détestable d'après moi) et ailleurs un soi-disant résumé d'une soi-disante conférence dans un soi-disant congrès. Une honte :
    " Titre original : L’ASPARTAME le tueur silencieux
    Document créé par Laurie MoserDocument reçu par e-mail.
    Traduction du Sonology News No15
    CONFÉRENCE MONDIALE SUR L’ENVIRONNEMENT, LA FONDATION DE LA SCLÉROSE EN PLAQUES ET LA FDA (Food and Drug Administration)."


    • "Sonology news" n'existe pas comme journal (ou alors Google ne le référence pas )
    • Je n'ai jamais trouvé la conférence mondiale sur l'environnement, sclérose en plaques... Quel titre absurde !!
    • Laurie Moser vend des produits anti-âge...
    Ce document est repris des dizaines de fois sur des blogs, des sites presque sérieux , ... !!
    On trouve aussi que toute ces informations sont cachées par l'entreprise qui le commercialise, à savoir... Monsanto !

    Revenons sur terre. Une étude scientifique a été publiée sur les conséquences de l'aspartame sur la santé de rats. Dans celle-ci, publiée en 2005, plusieurs affections étaient directement liées à la consommation d'aspartame. Non seulement cette étude venait contredire toutes les études précédentes, mais en plus, de graves biais (fréquences anormalement élevée chez tous les rats d'affections pulmonaires chroniques, absence de relation dose/effet, différences structurelles entre rats et hommes) ont été relevés par le groupe d'expert scientifique saisi alors par l'EFSA (autorité européenne de sécurité alimentaire).

    Juste un petit rappel, en guise de conclusion. Le Rébaudioside A, cet édulcorant naturel, issus de la Stevia, a une dose maximale recommandée de 4 mg/kg/jour. L'aspartame a une dose recommandé, à pouvoir sucrant a peu près équivalent, de 40 mg.kg.jour. Soyons méfiant, préférons l'aspartame !


    Sources :
    - Wikipedia bien sûr (articles Aspartame, Stevia, phénylcétonurie...) !
    M Soffritti, F Belpoggi, D Degli Esposti & L Lambertini, « Aspartame induces lymphomas and leukaemias in rats », dans Eur. J. Oncol.vol. 10, no 2, 2005, p. 107-116
    - http://www.efsa.europa.eu/EFSA/efsa_locale-1178620753816_1178620765743.htm
    http://www.danger-sante.org/category/aspartame-danger/ (ça me fait drôlement mal au coeur de mettre ce lien içi...)

    Question 13 : Une femme qui allaite peut-elle boire de l'alcool ?

    L'allaitement est important, voire très important pour la santé d'un nourrisson. Moins de gastro, un meilleur développement, etc... On ne compte plus les études montrant les intérêts du lait maternel.
     Mais l'adhésion à cette pratique est encore très partielle en France, et malgré les recommandations de l'OMS et de l'UNICEF de poursuivre un allaitement exclusif pendant 6 mois pour "une durée totale de l'allaitement de 2 ans ou plus", les statistiques nationales montrent que 1/3 des femmes n'allaitent pas du tout leurs enfants, et la durée moyenne estimée  est de moins de 3 mois.
    Pourquoi un tel écart, alors que nous parlons de la santé de nos enfants ? La réponse, me semble-t-il, se trouve dans la multitude de contrainte que l'on impose à la femme allaitante : 
    On lui interdit des médicaments (certains antibiotiques, corticoïdes, "pillules du lendemain", substitutif d'hormones thyroïdiennes, ...)*
    On lui interdit le café, l'alcool, le chou (ça donne "mauvais goût" au lait !!), ...
    Elle peut "tirer" son lait à son travail, mais il lui faut un frigo portable pour le stocker, etc...


    Quelques références avant de commencer ...

    Avant de m'étendre sur l'alcool, je vous donne deux sites internet incontournables : 
    La leache league est une association internationale de promotion de l'allaitement, qui propose, en plus de permanence téléphonique, des dossiers thématiques très très bien documentés.
    Le CRAT est un service de l'hopital Trousseau à Paris, qui, principe actif par principe actif, expose les risques ou l'innocuité des médi(caments pour la grossesse et l'allaitement. Le CRAT propose aussi une permanence téléphonique destinée uniquement aux professionnels de santé (en cas de doute du pharmacien ou du medecin: faites-le appeler !). L'énorme avantage du CRAT réside dans le fait qu'il ne s'arrête pas à la notice du médicament ou au VIDAL, (souvent là pour protéger la société pharmaceutique de tout soucis...) et que son sérieux ne peut en aucun cas être remis en cause.

    Boire ou ne pas boire un verre...

    Revenons maintenant à l'alcool et l'allaitement, et faisons un petit exercice de dilution (niveau collège-seconde). Une femme d'environ 60 kg boit 2 verres d'alcool à jeun, et fait donc au bout d'une heure, monter son taux à 0,5 g/L, la limite légale. L'alcool passe dans le lait, sans pour autant y être concentré davantage, et on obtient un lait contenant donc 0,5 g/L d'alcool. Supposons alors que le bébé de 5kg tète exactement à ce moment 150 mL. Il récupère donc 0,03 gramme d'alcool pur. 
    Regardons ce qui se passe avec un classique sirop contre la toux, à 2 % d'alcool. On lui donne 5 mL (une petite cuillière) : il récupère  0,1 g d'alcool pur ! 3 fois plus !
    Le calcul du taux d'alcool dans le sang est plus compliqué : le métabolisme du nourrisson est plus lent, l'alcool va donc rester plus longtemps. Faisons tout de même le calcul avec des simples proportionnalités.
    Il faut 2 verres, soit 20 g d'alcool pour atteindre 0.5 g/L pour une femme de 60 kg.
    Il faut donc, pour le bébé de 5 kg, 1,7 g pour atteindre le même taux. Avec 0,03 g d'alcool, on arrive à un taux d'alcolémie de... 0,009 g/L.

    Ces calculs, fait "avec les mains", sans doute incomplets, et partiellement inexacts montrent tout de même qu'on est très, très loin de toute forme de commencement de taux l'alcool préoccupant lors de l'allaitement. Une femme saoule, à 1 g/L dans le sang, ne causera chez son bébé aucune ivresse, puisqu'il atteindra au maximum 0,02g/L, soit 50 fois moins !

    Ces résultats sont confortés par les études qui ont pu être menés, et qui sont cités en référence dans cet article de la leache league.
    Mesdames qui allaitez, fini la culpabilisation, un petit coup, ça ne fera pas du mal à votre enfant ! Et comme on dit, la bière favorise la montée de lait !


    * Entendu de la bouche de médecins et pharmaciens

    Question 6 : C'est quoi, "l'internetose" ?

    Attention, une nouvelle maladie est apparue. Elle est redoutable, et s'appelle "l'internetose". Avant l'arrivée massive d'internet dans les foyers de monsieur et madame tout le monde, on avait la "vidalose", ou la "dicomédicalose". Ces maladies ont aujourd'hui complètement disparue, au profit de "l'internetose". le Dr Dupagne, sévissant sur le forum atoute.org l'a défini en quelques mots, que je vous redonne, dans le texte :

    "Il s'agit un groupe de symptômes banals associés à une grande angoisse qui est lié à la fréquentation d'internet.


    L'histoire naturelle de la maladie est la suivante :
    Au début, il y a des signes sans gravité : un ganglion par ci, le nez bouché, une boule sur un testicule, un fourmillement dans les mains, un douleur bizarre, une angine qui tarde à guérir, etc.

    En l'absence de consultation médicale, ou après un avis médical rassurant jugé insuffisant, la victime va exposer ses symptômes sur internet, dans des forums notamment.
    Elle va recevoir alors des avis variés de personnes totalement incompétentes ou lire des choses effrayantes, qui vont la porter à envisager différents diagnostics :

    - Primo infection VIH 90% des cas

    - Sclérose en plaques 75% des cas

    - Cancer de la gorge ou du testicule 25% des cas.

    - Maladie de Creutzfeld Jakob 5% des cas

    (plusieurs choix possibles)


    Le VIH et la SEP ont l'énorme avantage de pouvoir donner tous les symptômse qui existent, il est donc facile de se reconnaître dans leur description.
    La maladie se déclare alors, avec le développement de nouveaux symptômes liés à l'angoisse, qui ne font qu'aggraver la suspicion de maladie, contre l'évidence médicale de bonne santé.
    La quête de renseignements sur Internet s'accroît, et ne fait qu'aggraver les choses en brouillant l'esprit de la victime, la maladie imaginée occupant 90% de ses capacités cognitives.
    Seules solutions pour rompre le cercle vicieux :

    - Trouver un médecin capable de faire adhérer la victime à l'idée qu'elle est en bonne santé ou souffre d'une affection bénigne (genre banal reflux gastro-oesophagien post antibiotiques.
    - Débrancher internet dans les cas les plus graves."

    Bon courage à toutes les personnes atteintes de cette maladie !